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Kaosguards

 

PERSONA le 21/03/2016

PERSONAInterview réalisée par mail avec Jelena (chant), Melik (guitare), Walid (clavier).

A peine sorti d'une interview avec les algériens de Lelahell, on retourne dans les pays d'Afrique du Nord et plus exactement en Tunisie. Cette fois-ci pas d'extrême furieux mais du metal symphonique à chanteuse. Un premier essai concluant qui a fait l'objet d'une chronique dans nos pages incite Kaosguards à plus de curiosité quand à la destinée de PERSONA.

 

1-    Bonjour à PERSONA, pouvez-vous faire une rapide présentation du groupe ?

Melik: Bonjour Kaosguards et merci beaucoup pour cette interview ! Le groupe a été formé en 2012 par moi-même à la guitare et Jelena Dobric au chant. Au fil des mois, nous ont rejoint Yosri Ouada à la guitare aussi, Youssef Aouadi à la batterie, Walid Bessadok au clavier et enfin Nesrine Mahbouli à la basse.

2-    J’ai interviewé récemment les algériens de Lelahell, le Maghreb se réveillerait-t-il en matière de métal ? Avez-vous des contacts avec les acteurs de cette région ?

Walid: Pour être honnête, je ne connais pas trop la situation dans les autres pays du maghreb, mais en ce qui concerne la Tunisie, on peut dire qu'il y a un sursaut au vu des nombreux groupes de Metal qui émergent. Maintenant, l'idéal c'est que cette nouvelle dynamique se continue sur la durée et ne soit pas uniquement un effet de mode. Pour ce qui est des contacts et en Tunisie surtout, nous avons des amis dans pratiquement tous les groupes de Metal.

3-    Est-ce compliqué de jouer en « live » en Tunisie quand on sait que la « révolution de jasmin » propose un bilan contrasté ?

Walid: En effet c'est un peu compliqué de jouer en live vu qu'il n'y a pas beaucoup de salles où on peut se produire (bars rock/metal, festivals..), du coup on fait surtout les concerts des facs et universités. Mais ça n'a rien à voir avec la révolution du jasmin; c'était déjà le cas avant et ça perdurera tant que le Metal restera une culture underground.

4-    Débarquer  sur le continent européen qui est très proche est-il un objectif à court terme ?

Jelena: Bien sûr ! On a déjà commencé à contacter des festivals en Europe et on serait très contents si on réussit à jouer dans quelques-uns.
 
5-    Estimes-tu qu’internet facilite en 2016 l’éclosion des groupes underground comme le vôtre ?

Walid: Oui c'est sûr! la preuve c'est que nous sommes en train de faire cette interview avec toi via le net! En ce qui nous concerne - en étant un groupe indépendant - nous avons fait toute notre promotion via Internet, de même pour la diffusion de notre musique; que ce soit notre premier clip (https://www.youtube.com/watch?v=2Ao0oLLQ5IY) ou la distribution digitale proprement dite (https://personaband.bandcamp.com/releases).

6-    J’ai été soufflé comme je l’indique dans ma chronique par la qualité de votre production. Quels moyens avez-vous mis en œuvre pour arriver à ce résultat ?

Melik: Merci! Le mixage a été réalisé en France chez Slab Sound Studios (https://www.facebook.com/slabsoundstudio/) et avoir un son d'aussi bonne facture a permis de mettre en valeur la production et les arrangements qui sont le fait du groupe lui-même (l'album étant auto-produit).


7-    Les influences orientales sont instillées à petite dose. Un groupe comme Myrath ou Orphaned Land en proposent en bien plus grandes quantités. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Melik: C'est que vrai qu'en ce qui nous concerne, la touche orientale n'est pas omniprésente, car en fin de compte le fait de s'en inspirer ou pas dépend des goûts de chacun. De mon coté, je ne suis pas particulièrement imprégné de musique orientale donc si j'en intègre un peu dans une chansons, ce sera sur un petit segment seulement. Par exemple dans le titre "Somebody Else" l'intro est jouée sur une gamme orientale, mais ça ne va pas au-delà - un peu comme dans "A Secret Place" de Megadeth.

8-    Vous n’avez pour l’instant pas de label qui vous soutient. Vous en cherchez un ?

Jelena: Oui ! Nous sommes encore à la recherche d'une offre intéressante pour les deux parties.

9-    Sur une échelle de 1 à 10, quelle est la difficulté pour sortir cet album?

Jelena
: Je suis tentée de dire 15 ! Mais sans exagération je peux dire 9. Comme les conditions en Tunisie pour commencer et gérer un groupe du metal sont pratiquement inexistantes, ça nous a demandé énormément d’efforts, de motivation et de persistance pour arriver où nous sommes aujourd’hui. Et ça c’est juste le début de notre voyage.
 
10-    Comment s’est passé la genèse de votre album ?

Melik: Elle s'est faite de manière très naturelle; avec Jelena, nous avons commencé à composer et à écrire ensemble, et au fil des mois nous nous sommes retrouvés avec une quinzaine de chansons écrites (certaines ne sont pas dans "Elusive Reflections" car elles sont plutôt Grunge ou Classic Rock)

11-    Le Métal est souvent associé au satanisme. Que répondez-vous à cela?

Melik: Il a été souvent reproché au Metal de prêcher des valeurs censées pervertir une jeunesse vue comme naïve et influençable. Remarque que ces préjugés ne sont pas nouveaux dans l'histoire de la musique. Bien avant le Metal, le Blues ou le Rock on subi ces mêmes foudres. De mon coté et dans les groupes qui m'ont influencé (Metallica, Megadeth, Death...), je n'ai jamais eu l'impression qu'un tel message était véhiculé, donc pour moi cette association n'a aucun sens.

12-    Si un petit génie de la lampe vous propose de choisir un groupe, avec lequel vous pourriez partir en tournée, quel serait-il ?

Jelena: Je ne suis pas sûre que tout le groupe serait d’accord avec moi ;), mais personnellement je voudrais bien partir en tournée avec Delain, Lacuna Coil ou Anneke Van Giersbergen.
 
13-    Je vous laisse les mots de la fin pour faire passer tous les messages qui n’auraient pas pu être évoqués dans cette interview ?

Melik: Merci pour cette interview Kaosguards ! J'espère que le prochain album vous plaira autant que celui-ci !

 

 
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