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LONEWOLF le 05/08/2008

LonewolfInterview réalisée par mail avec Jens, le chanteur.

En France peu ont "dédié" leur âmes et leur coeur au heavy metal d'influence Germanique. Pourtant Lonewolf fait parti de ces  "indécrottables" défenseurs d'un style qui a bien du mal à se frayer un chemin en France mais qui pourtant reste ultra-populaire Outre-Rhin. Depuis le trou béant  laissé par Running Wild il se pourrait que le salut  du true heavy metal viennent des contrées montagneuses  de la région Grenobloise.  Heavy Metal is the law!!!

 

  

  

 

 

 

1. Bonjour les Lonewolf, alors prêts de nouveau pour dévaster les scènes de notre territoire et européennes si possible…

Bien sur ha ha !! Ready for boarding ;) !!!! On est prêt, on a faim et on a hâte de défendre « Made in hell » sur scène ! On a fait trois concerts depuis sa sortie, Grenoble, Lille et Athènes. Supers souvenirs. Les nouveaux titres passent très bien en concerts, ça nous réjouit bien sûr ! Après l’été, on va à Selestat (Strasbourg) avec PARAGON, REBELLION, MYSTERY BLUE, puis Madrid, puis le PLAY IT LOUD en Italie en février 2009. Donc oui, comme tu vois, on joue un peu dans l’hexagone et un peu à l’étranger. D’autres dates sont en pour parler, mais tu sais ce que c’est tant que rien n’est officiel, ça peut vite capoter. Tout sera en temps et en heure sur notre myspace !


2. J’ai noté une nette amélioration dans la production, quelle en est la raison ?

Il était clair qu’après « Unholy paradise », nous voulions absolument éviter la catastrophe sonore qui caractérise celui-ci. La production ne met vraiment pas en valeur les morceaux, et je crois toujours que certains, comme « behind the cross », « 1789 », « Spqr » et d’autres l’aurait mérité. Je ne suis pas le gars omnibulé par LE gros son, j’ai par exemple autant de plaisir à écouter les prods des années 80 que celles d’aujourd’hui, mais vraiment la prod de « unholy » est pauvre, quoi. Ca faisait presque demo enregistrée sur 4 pistes, franchement. Alors qu’au moins, notre premier album « March into the arena », certes le son n’était pas extraordinaire, mais je pense qu’il avait quelque chose de plus, un peu d’âme, plus de chaleur qui avec peu de moyens mettait bien en relief les titres comme « Pagan glory » ou « Morbid beauty ». Malgré tous ses défauts de jeunesse, je suis toujours fier de cet album car il a vraiment une identité propre a mon avis. « Unholy » n’a pas cette identité : c’est trop mécanique, linéaire au niveau de l’exécution. On voulait faire les choses bien (enregistrer au clic, faire plus d’arrangements etc…) et finalement on lui a enlevé ce soupçon d’âme qui caractérisait « March into the arena ». Bon, on s’est un peu plantés quoi, mais c’est en faisant des erreurs qu’on apprend !! et donc cette expérience nous fut très utile pour ce qui allait devenir « Made in hell ». Nous savions qu’il fallait mettre de l’argent de côté, changer de studio, arranger certains détails lors des enregistrements des pistes, plus travailler les morceaux avant d’entrer en studio etc….

Donc la première chose qu’on ait fait, c’est enregistrer une pré-prod, pour essayer de voir certaines faiblesses ou lacunes des nouveaux morceaux. Nous voulions des titres arrangés pour le live, et grâce a cette « demo » plus l’expérience accumulée en concert, nous avons pu travailler les titres beaucoup mieux que nous ne l’avions jamais fait. La chose a été rendue plus facile entre temps car notre ingé son a repris les locaux ou nous répétons et a installé un studio d’enregistrement en plus. C’est clair que ça aide beaucoup, déjà tout le stress du studio, du temps qui passe tu l’as plus, car on était « entre nous ». Entre temps, on a eu l’occasion de jouer plusieurs fois avec PARAGON et DARK AGE, et le courant est bien passé. C’est Jan, alors encore bassiste dans Paragon qui m’a dit de voir avec Eike de DARK AGE une fois que nos enregistrements définitifs seraient prêts, car Eike avait un studio d’enregistrement avec du gros matos à Hambourg. On s’était déjà renseigné en France, mais de toutes façons les prix que pratique Eike n’ont rien à voir avec les tarifs français prohibitifs qu’on nous avait proposés ici chez nous et qui nous avaient plutôt refroidis. Sans commentaires…En tout cas, c’est donc tout naturellement que Eike a mixé puis masterisé « Made in hell », et non seulement il a fait un travail remarquable, mais en plus il s’est vraiment investi personnellement en essayant des choses etc…Le résultat dépasse toutes nos espérances. Nous avons enfin un son digne de ce nom, capable de rivaliser avec certaines prod de notre beau pays, chose impensable il y a quelques années !

 

3. Par contre la cover m’a un peu déçu par rapport aux précédentes ?

Je peux le comprendre, le style est moins détaillé, plus brut….de plus, la cover est plus « cliché » que les précédentes. Moi, c’est justement ce qui me plaît, (Ca va a merveille avec le style « straight ahead » de « Made in hell ») sans parler du cou de crayon que j’adore. Ceci dit, je peux tout à fait comprendre et accepter si des gens ont du mal avec, notamment par rapport au deux premières covers. De plus, passer après JP Fournier au talent connu et reconnu n’est pas chose aisée (c’est qu’il a fallu la convaincre, celle qui nous a peint la cover !!! ;) ) et je trouve sincèrement qu’elle s’en tire avec les honneurs. J’espère de tout cœur voir cette cover en vinyl, ça serait fabuleux !!! Et puis, cette cover représente un peu tout ce qui fait Lonewolf : le loup, l’acier, les flammes, l’épée tout ça fait « pur heavy » dans l’esprit et c’est ce que nous défendons ! Nous voulions vraiment une cover très « roots », sans beaucoup de détails cette fois, comme allait l’être « Made in hell » : direct à l’essentiel.


4. Qui s’occupe de votre promotion en France ?

Underclass. J’en suis très heureux car je pense que pour un groupe comme nous, il n’y a pas meilleur distributeur possible dans notre style ! J’en profite pour adresser toutes mes amitiés à Jérôme, Lionel et toute l’équipe.

 

5. Les premiers retours de ce nouvel album sont bons, ça doit faire chaud au coeur de se dire que le travail finit par payer ?

Oui, bien sûr les premiers retours font chaud au cœur, c’est clair. Mais ce n’est pas que le travail « finit par payer ». Tu sais, on a la chance énorme de jouer à l’étranger, d’avoir partagé des dates avec Paul Di’anno, Wizard, Grim Reaper, Paragon, Sabaton etc etc…et nous sommes déjà très conscients de la chance qu’on a !!! Ce que nous avons vécu jusqu'à présent vaut toutes les galères etc…que peut vivre un groupe comme nous, je t’assure !!! Et puis, on a un bon following dans l’underground, CA ça fait VRAIMENT chaud au cœur !! Le but premier de « Made in hell » est de ne pas décevoir ceux qui croient en nous depuis un p’tit bout de temps et leur offrir l’album qu’ils attendaient de nous. Parce que la situation à la base est la même : silence radio des « gros » medias mais gros soutien dans l’underground, sans lequel ça ferait longtemps qu’on serait plus là !!

 

6. J’ai vu que vous aviez participé à un festival en Grèce, ce pays est-il selon-vous un « havre » pour le heavy metal et qu’en avez-vous tiré comme enseignements et impressions ?

Houla oui, on dirait que le temps s’est arrêté en 86/87 là bas !! C’est incroyable. T’as une vingtaine (si ce n’est plus !!!) de disquaires a Athènes où il y a autant de vinyl que de cd, t’as des affiches de concerts metal sur tous les murs, t’as des bars heavy metal avec écrans géants et sono à fond ouverts jusqu’au bout de la nuit…et attention, c’est pas de la daube qui passe !!! Manilla Road, Running Wild, Fith angel, Manowar, Judas priest…enfin c’est hallucinant quoi. Sans parler que croiser patches et cartouchières dans la rue ne choquent personne…Enfin, moi c’est mon élément ça, je m’y sens bien ha ha !! Vraiment, faire la fête jusqu'à point d’heure a Athènes c’est quelque chose !!!!!! Je te laisse deviner mes impressions ;)

Mais je peux te dire que je suis très très heureux qu’un tel pays nous soutienne autant, vraiment. C’est vraiment un honneur, notre 2e 45T, « Hellenic warriors » qu’on leur a dédié après notre première venue, c’était vraiment la moindre des choses ! Quand je vois l’accueil qu’on a eu cette fois, c’était inimaginable. J’avais l’impression de marcher sur des œufs sur scène, parfois ça me coupait les jambes…hallucinant. Je ne veut absolument pas passer pour le gars qui s’la pète ; un fait est un fait, et l’accueil a vraiment été terrible, quoi. De plus, les ventes ont très bien démarré là-bas, ce qui fait qu’ils connaissaient aussi bien les nouveaux titres que les vieux. En plus, notre bassiste ayant eu un empêchement, c’est Jan, l’ex PARAGON qui nous a dépannés, t’imagine le trip ha ha !! Moi qui suis fan devant l’éternel de Paragon, je jouais à côté du gars qui a enregistré les fabuleux « Law of the Blade », « Revenge » etc…et je le voyais chanter/hurler nos refrains « We hail hellenic warriors » ha ha ha! Ah la la, ça restera à jamais gravé dans ma mémoire, ça ! Et tu vois, ça, il y a que le metal qui peut te l’offrir ! Et grâce a ça, je me dis que j’ai vraiment de la chance d’être dans Lonewolf !

 

7. Revenons à l’album, vous pensez que le style que vous pratiquez (que j’adore par ailleurs) à un avenir en France ?

Dans l’underground certainement. Il y a des metalheads qui n’ont rien a envier aux Grecs ou aux Allemands, qui n’hésitent pas à se déplacer aux concerts, à soutenir également « leurs » groupes hexagonaux. Bien sûr, ce ne sera jamais LA mode ici, mais en a-t-on vraiment envie ? Je ne le crois pas. Le vrai heavy doit rester pur, partagé par ceux qui on vraiment la foi en l’acier le plus pur, les « Defenders Of The Faith ». Oui, il y a un avenir, pas à une échelle incroyable, mais le style perdurera car ce n’est pas une mode ! C’est plus qu’une religion, tu l’as en toi ou tu ne l’as pas. Regarde toutes les modes, énormes par moment mais dont on entend plus parler ! Le heavy, lui traverse le temps, vénéré par un noyau fidèle. Car une chose est sûre : le vrai heavy a les fans les plus fidèles qui soient !

 

8. Depuis le temps que vous « bourlinguez » sur la scène, voyez-vous une amélioration de son exposition ou une détérioration ?

Une amélioration, mais mon avis peut être fossé par internet avec lequel tout va beaucoup plus vite. Les vrais metalheads, il y en a toujours eus, ainsi que des groupes dans le style. Je me souviens d’un groupe qui m’a marqué à l’époque des « lettres manuscrites », c’est NIGHTREAPER avec leur demo, entre autres, « We Get Wild ». Je suis sur qu’aujourd’hui, avec le net ils auraient beaucoup plus de soutien, national comme international. J’aimerais beaucoup voir ce groupe se reformer. Amélioration également car le net est une fenêtre sur le monde, et par conséquent tu touches beaucoup de monde beaucoup plus vite. Un organisateur de concerts allemand peut te remarquer et te faire jouer, par exemple. Ensuite, ça va vite ! Nous, on a joués la première fois en Allemagne grâce au net, sur place un organisateur hollandais a adoré on s’est retrouvé a jouer en Hollande.

C’est donc très important pour des groupes comme nous, de pur heavy en France par exemple. Les medias ne s’intéressent pas énormément à notre style, mais ça ne nous empêche pas de voyager et de présenter Lonewolf a l’étranger, dans des pays plus enclins à soutenir notre style. Après, tu as les distributeurs qui s’intéressent à toi, les interviews etc….La situation s’est donc bien améliorée, pour un groupe de pur heavy en France, je le redis bien. Pour les autres, je ne sais pas trop, je parle au nom de ma propre paroisse bien sûr.

 

9. Quelles ont été dès la naissance du groupe les raisons de l’orientation heavy metal de votre entité ?

Ah, parce que c’est ce qu’il y a de mieux ha ha ha !!! Non, sérieusement, quand j’ai fondé Lonewolf j’écoutais à longueur de journée les Running Wild, Manilla Road, Omen, Maiden, Wasp, Helloween, Stormwitch etc etc…il a été donc tout naturel de retrouver ces influences des le début. A l’époque on était un trio et il n’y avait que moi qui composais. Plus tard est arrivé mon frère Felix à la guitare solo (aujourd’hui il est à la batterie) et vu qu’il a grandi à la même école que moi….voila, tout simplement. On a ça dans le sang, alors on fait ce que l’on aime le plus. Et ça a été le leitmotiv dès le début : jamais d’expérimentations inutiles ou futiles, si un membre de Lonewolf voulait essayer ce genre de choses, c’est qu’il n’avait pas sa place dans le groupe. C’est vrai que les influences, l’orientation n’ont pas bougé d’un poil, mais il y a énormément d’expérience en plus. Quand j’écoute les premiers enregistrements….ah, c’est rigolo, quoi hé hé ! Ceci dit, j’aimerais beaucoup réenregistrer certains anciens titres, qui, à mon humble avis le mériteraient. En plus, il y a une demande pour cela en Grèce, donc peut être qu’un jour on réenregistrera des titres de notre demo « The calling ». Celle-ci est totalement épuisée, ainsi que sa réédition sous le nom « Walpurgis night » par un label polonais, ça serait donc intéressant.

 

10. Et les motivations depuis 1991, elles n’ont pas bougées ?

La base, non, c’est se faire plaisir et faire plaisir aux gens qui nous font l’honneur d’acheter nos réalisations et de venir nous voir en concert. Maintenant, dire qu’elles n’ont pas bougées d’un iota serait mentir. Bien sûr qu’avec le temps, elles ont un peu grandi : toucher le plus de metalheads possibles, prouver qu’en France aussi on sait faire du heavy, voyager un peu etc….en aucun cas l’argent n’est une motivation, sinon ça ferais longtemps qu’on serait plus là, ha ha !! Non, tout tourne vraiment autour de l’éclate, du pied qu’on prend à jouer du pur heavy, quoi. De la passion partagée avec les gens, des rencontres, c’est un tout et ça nous motive beaucoup.

 

11. Que t’inspire la situation de la scène  Métal Française ? Penses-tu que le fait que Lonewolf soit  Français a fait que le soutien de la presse, du public n’a pas favorisé votre éclosion au niveau international ?

C’est sûr que la presse française ne nous a jamais beaucoup soutenu. Nous avons eus un encart dans « Rock hard » la première fois qu’on a joué à Athènes car nous somme le premier groupe français a avoir joué en Grèce et une chronique pour « March into the arena » dans Metallian, mais ça s’arrête là. Ceci dit, c’est déjà ça et je ne crache pas dans la soupe. Par contre, je crois savoir qu’Underclass a fait partir des cds promos à la « grosse » presse française pour la sortie de « Made in hell », à priori ça n’intéresse personne. Je respecte ça totalement, et je n’ai aucune animosité envers quiconque. Bon, de toutes façons on est un groupe « underground », et je fais beaucoup d’interview pour les zines et webzines. Et finalement, est ce que ce n’est pas de toutes façons par ce biais là que nous touchons beaucoup plus de monde susceptible d’être intéressé par Lonewolf ? Je crois que si, finalement. Et nous avons ainsi un following, de « vrais », de « purs » metalleux, ceux qui savent encore ce que « heavy metal » veut dire et qui ont la foi en cette musique. Nous ne touchons pas les « fans » qui ne suivent que la mode, nous touchons les fans chez qui le metal est ancré dans le cœur, ceux qui vont acheter le dernier Running Wild même si il se fait descendre dans la presse « Mainstream » par exemple. Et ça c’est beaucoup plus important pour moi que de décrocher des « grosses » interviews.

Maintenant, bien sûr que ça me ferait plaisir, c’est évident. Je ne vais pas être faux cul, surtout qu’étant dispo dans les bacs (chose pas évidente pour les deux premiers albums ici), et étant sur les pubs underclass dans les mags je pensais que ça en intéresserait au moins un, quoi. Mais est ce que on toucherait vraiment plus de fans de vrai metal que nous le faisons déjà ? Bah, peut être après tout mais j’en suis pas sûr. Et je ne suis pas focalisé là dessus, ha ha ! Je ne vais pas leur courir après, nous avons déjà fait un petit bout de chemin sans eux et on peut très bien continuer comme ça. Et s’ils s’intéressent à nous, et bien tant mieux comme je l’ai dis, c’est avec plaisir que je répondrais à leur questions en essayant de défendre le « vrai » heavy. Mais ça ne me ferait pas plus plaisir que de répondre à ton interview, par exemple.  Pour moi, l’underground c’est sacré : c’est là que prend le feu qui nous anime. Je pense que par ton interview je touche sûrement les « vrais », tu vois ? Ceux que le vrai heavy intéresse. Je veux dire, bien sûr que j’achète la presse dite spécialisée dans les kiosques lorsque dedans il y a des groupes qui m’intéressent, mais des fois c’est quand même noyé au milieu de groupes qui pour moi, n’auraient rien a faire dans un magazine dit de « metal ». Bon, c’est la loi du commerce, et je leur souhaite beaucoup de succès a tous, mais des fois c’est un peu triste de comparer le contenu d’un mag français a un allemand ou un grec, quoi. J’ai souvent beaucoup plus de plaisir à lire les zines et les webzines, avec des questions de gens qui connaissent vraiment le groupe qu’ils interviewent ! Et puis, l’underground nous a permis de voyager en Grèce, Allemagne, Hollande et je crois qu’il y a quelques groupes français, beaucoup moins ignorés que nous par les médias qui aimeraient en faire autant et rencontrer les légendes etc qu’on a rencontrées!! Parce que boire une bière avec Paul Di’anno, rigoler avec un marc Shelton bourré ou délirer avec un Steve Grimmet sympa comme pas deux….c’est extraordinaire dans la vie d’un groupe. Ca n’a pas de prix !!

Maintenant, éclore au niveau international quand on est un groupe aussi ancré dans l’underground que nous….c’est quand même quasi impensable ;) !!!! Ceci dit, en Grèce par exemple on a des sacrés encarts publicitaires dans la presse spécialisée justement, et beaucoup de groupes français aimeraient avoir cela chez une terre pour qui le vrai heavy est plus qu’une simple passion ! Tout est relatif, et pour moi c’est déjà un sacré succès personnel l’accueil que nous a réservé Athènes la dernière fois qu’on y a joué, par exemple. Sans parler des retours de « Made in hell » et du soutien incroyable qu’on a là bas, ça m’étonnera toujours, ha ha !

Etre français ne nous a pas forcement desservis en fin de compte. C’est sûr, les groupes français n’ont pas toujours bonne réputation à l’étranger (et je connais quelques histoires du pourquoi du comment, entre arrogance et demande de cachets exorbitants par exemple), j’en ai parlé avec pas mal d’allemands en l’occurrence, essentiellement des organisateurs de festivals. Mais grâce a des groupes comme NIGHTMARE qui ont prouvé à nouveau que les français pouvaient ressortir des bons albums (après les glorieuses 80’s) et rester humble et sympathique, la France a  à nouveau meilleure presse à l’étranger. Même si il reste quelques brebis galleuses – bon, je n’en parlerais pas, ils se grilleront tout seul de toute façon. Et puis des brebis galeuses, il y en a dans tous les pays…

Nous concernant en France, certains se sont plutôt dits « Putain il y a un groupe en France qui fais du Stormwitch, Grave Digger, Running Wild » et ils nous ont pardonnés les erreurs des deux premiers albums. Le fait qu’on ne soit pas beaucoup à faire ce style en France nous a bien sûr plutôt aidé !


12. Avec qui revêriez-vous de partager une scène (même si j’ai ma petite idée, un groupe commençant par R…) ?

Ha ha, ouais Running Wild bien sur ! Mais ça deviendra de plus en plus dur, car il(s) tourne(nt) de moins en moins…Sans parler du nouveau side-project a la RAMONES de Rolf, TOXIC TASTE, qui a mon avis nous fera attendre un p’tit moment un nouveau RUNNING WILD….Ceci dit, on a déjà partagé l’affiche avec des idoles de jeunesse comme GRAVE DIGGER, OMEN, MANILLA ROAD et tout ceux que j’ai déjà cité et d’autres comme GUN BARREL, BATTLEROAR ETC …Tout ça c’est des grands moments, d’autant plus qu’on est jamais tombé sur des « rock stars » dans les groupes cités. (On est déjà tombé sur des mecs qui s’la pètent, « malheureusement » plutôt français et « petits », quoi…) Maintenant, j’avoue que DORO me plairait aussi, SODOM, ou des groupes plus underground que j’adore et que je conseille à tous les lecteurs comme TEUTONIC, IRONSWORD, HELLISH WAR etc…..Enfin, il y en a tellement…PILEDRIVER aussi, GAMMA RAY ….allez j’arrête la, sinon je fais toutes ma collection de vinyls et cd’s ha ha ha !!!!

 

13. Un mot pour tous les « activistes » qui vous ont soutenus depuis le début ?

Merci du fond du cœur. Vous faites partis de tous ceux qui font qu’on est toujours là aujourd’hui, avec notre meilleur album « Made in hell ». Nous sommes conscients de ce soutien quasi « envers et contre tout » et nous sommes très fiers de cela. J’espère qu’on ne vous décevra jamais, mais au vu des nouvelles idées pour un quatrième album je pense qu’on est sur la bonne voie ;)

 

14. Ok, je te laisse le mot de la fin pour conclure cette interview.

Merci, merci beaucoup pour ton soutien. Je suis ravi que « Made in hell » te plaise autant, du moins que le contenu te plaise plus que le contenant ha ha ha !!! Ta chronique nous a fait très plaisir, et l’interview était bien sympa !.

Je voudrais remercier tous les puristes qui ont pris le temps de lire l’interview, si vous étiez plutôt Running Wild, Accept, Stormwitch, Maiden etc… jetez donc une oreille a notre myspace !

Evildead 

 

 

 

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